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jeudi 2 juillet 2020
Visitation

S'il pleut à la Visitation,
Pluie de Saint-Médard continuation.

Que s'est-il passé ce jour ?
En 2016 : Article du Figaro au sujet de Ginette Icône loupe
En 2005 : Mariage religieux d'Albéric de Corval et Karine Gaudelet
En 1988 : Décès d'Henriette de Quatrebarbes
En 1969 : Article de Paris presse L'Intransigeant au sujet de Josué Icône loupe
En 1966 : Mariage civil de Jacques et Véronique de Crouy-Chanel
En 1966 : Mariage religieux de Jacques et Véronique de Crouy-Chanel
En 1954 : Naissance de Gabriel Haubtmann
En 1918 : Divorce de Gérard et Solange Mary-Lépine
En 1912 : Mariage civil de Xavier et Édith de Silvestre
En 1899 : Article de La Gazette de Château-Gontier au sujet de Guillaume de Quatrebarbes Icône loupe
En 1895 : Henri est admis comme membre de la Société de l'Histoire de France, parrainé par ses oncles les comtes Aimery de La Rochefoucauld et Horric de Beaucaire.
En 1883 : Article du Gaulois au sujet de Gaspard Icône loupe
En 1814 : Document Icône loupe Certificat d'indigence de M. Trullet, Maire de Toulon
En 1800 : Lettre de la municipalité d'Estavayer à Frédéric Icône loupe
En 1741 : Décès de Catherine

Le cousin du jour

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Cette rubrique met à l'honneur Olivier qui a le plus visité notre site Internet depuis un mois. Bravo !

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Prochains anniversaires

Demain : 46 ans de Thibault de Corval

le 4 juillet : 43 ans de Solène de Ravinel

le 5 juillet : 6 ans de mariage de Xavier Blanchet et Amélie de Beaucorps

le 5 juillet : 51 ans de mariage de Jacques de Montecler et Anne du Boisrouvray

le 6 juillet : 9 ans de Gaspard

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L'anecdote du jour

Par son testament, Geoffroy lègue deux tableaux au musée Maurice Denis à Saint-Germain en Laye : un du peintre, intitulé Régates à Perros-Guirec, vues de la jetée ouest et un de Charles Lacoste Personnages sous la pluie, sur un pont à Bordeaux.

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Potins-Cousins

le 18 juillet : Des pièces de porcelaines de l'ancienne collection de Xavier sont en vente aux e...

le 11 juillet : Une broche faite par Laurent en or sertie d'une émeraude de Colombie est mise au...

le 8 juillet : Blanche campe au Rocher avec ses guides....

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Les porteurs du nom

La famille compte aujourd'hui :
  - 66 hommes
  - 62 femmes
  - 31 épouses

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Nouveautés du site

le 2 juillet : Mise à jour de la fiche d'Henri
Mise à jour de la fiche de Louise
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le 30 juin : Mise à jour de la fiche d'Henri

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Conquête de Saint-Chrisophe et Nièves

L'île de Nevis fait 36 milles carrés et on la dit aussi difficile à placer sur une carte qu'un confetti flottant en mer des Caraïbes. Elle se situe à deux miles au sud-est de sa soeur Saint-Kitts, à environ 1.200 miles de Miami et à moins d'une heure de vol de Porto Rico. La silhouette de Nevis forme un cercle presque parfait et quand on la voit de la mer ou du ciel, elle est dominé par un cône volcanique central, le Pic Nevis, dont le sommet entouré de nuages culmine à une altitude de 3.232 pieds. C'est Christophe Colomb, lors de son deuxième voyage en 1493, qui a cru que les nuages étaient de la neige et qui l'a appelée l'île de Nuestra Senora de las Nieves[1], ce qui est devenu au cours du temps Nieves puis Nevis.

St-Kitts
carte (cliquer pour l'agrandir)

Les incursions françaises de 1706 racontées par un habitant[2]

Pendant la guerre de la Reine Anne les Français pillèrent les colonies anglaises de Saint-Kitts et Nevis. La manière la plus efficace de faire la guerre à cette époque était de détruire l'économie des îles plutôt que de conquérir le territoire.

Le Gouverneur des Iles sous le Vent, Christopher Codrington (1699-1704), qui avait conduit les Français hors de Saint-Christophe en 1702 et en 1703 avait débarqué sur l'île française de la Guadeloupe avec 3.500 hommes. Lors d'une campagne de deux mois il avait ravagé et détruit les plantations françaises de sucre, ce qui fit que les Français désiraient se venger.

Invasion de Nevis

Le 24 février 1706 une flotte française de 24 bateaux et de 1.100 hommes sous le commandement de l'amiral comte de Chavagnac essaya d'envahir Nevis. La flotte s'ancra au large de la Baie de Cades et essaya de débarquer ses troupes. Les défenses de l'île étaient composées de 70 canons, de 125 soldats anglais récemment débarqués d'Antigua et de 450 miliciens de Nevis. Elles ont empêché avec succès les tentatives françaises d'accostage et les Français abandonnèrent leur tentative après cinq jours devant faire face au mauvais temps et au feu vif des batteries de rivage.

Invasion de Saint-Kitts

Les Français reportèrent alors leur attention sur Saint-Kitts. Les forces débarquèrent sur la côte sous le vent et les Anglais dépassés en nombre se retirèrent au Fort Charles. Les Français passèrent alors au pillage des plantations et des entrepôts de sucre qui étaient hors de portée de canon des forts. Comme les bâtiments des plantations et les entrepôts associés étaient en bois, ils furent incendiés. Des outils, des machines et des magasins furent pillés et chargés sur les bateaux de la flotte de l'envahisseur. En outre 574 esclaves furent également emportés par les Français. Après plusieurs jours, comme ses réserves diminuaient, Chavagnac se retira de l'île. Il partit dans une telle hâte qu'il laissa des piles de millwork et d'alambics sur la plage. Les Français retournèrent sur l'île de la Martinique.

Saint-Kitts même si elle fut occupée ne s'est pas rendue. De nombreux dommages furent faits aux plantations, aux logements privés et aux magasins de nourriture.

Deuxième invasion de Nevis

Nevis ne s'étant pas rendu, une autre flottille se composant cette fois de 36 bateaux et 2.100 hommes s'approchèrent du sud. Cette fois le commandant français amiral, Comte de Chavagnac fut aidé par les forces terrestres du commandant Pierre Le Moyne d'Iberville composés de Canadiens français et des célèbres "boucaniers".

La flotte fut divisée en deux avec six bateaux se plaçant près de Long Point sur la côte sud-ouest de l'île. Les bateaux restants de la flotte se placèrent près de la plage du Paradis sur la côte occidentale. Le Good Friday les bateaux de la côte occidentale ouvrirent le feu sur les batteries côtières. La majeure partie de la Milice de Nevis était dans ce secteur et répliqua pour empêcher l'accostage français. Pendant ce temps, les bateaux de la côte sud-ouest entendirent les tirs et débarquèrent les 900 hommes qui étaient à bord des six bateaux. Les troupes débarquèrent sans opposition et marchèrent jusqu'à Charlestown mais furent découvertes près du Fort Charles. Un vif combat eut lieu entre une partie de la Milice de Nevis qui était dans le secteur et les Français près de la Plaine de Bath. Ces défenseurs furent bientôt dépassés et les Français attaquèrent alors le Fort Charles qui se rendit rapidement. Charlestown fut capturé, pillé et incendié, ce qui détruisit les deux-tiers de la ville. 22 bateaux marchands du port furent rendus aux Français.

Le reste de la Milice se retira dans une redoute appelée deodand à environ 1.200 pieds en montant vers le Pic Nevis. Voyant le surnombre accablant, la Milice décida de se rendre aux Français sans aucun coup de feu.

Lors du pillage 3.200 des 6.700 esclaves africains furent pris et transportés à la Martinique. La plupart d'entre eux étaient des femmes et des enfants mais 1.000 esclaves refusèrent d'être rendus aux Français. Ils prirent les armes qu'ils purent trouver et résistèrent à la capture en établissant une position de défense sur ce qui s'appelle maintenant "la colline marron" sur le Pic Nevis.

Les Français après avoir entendu qu'une force de renfort était en route quittèrent Nevis après dix-huit jours d'occupation.

Nevis fut laissée totalement ravagée avec les deux-tiers de ses bâtiments détruits et les gisements de canne à sucre incendiés. Comme pour les machines de plantation de Saint-Kitts, les magasins et les maisons privées furent pillés et beaucoup furent emportés par la flotte envahissante. Tous les canons et l'armement qui purent être enlevés furent emportés et le reste fut détruit.

Ces dernier laissèrent les deux îles dans un état désolé. Les colons anglais de Saint-Kitts et Nevis pétitionnèrent alors le gouvernement britannique pour compenser leur pertes. Des déclarations sous serment furent remplies par le bureau de plantation et les planteurs de Saint-Kitts et Nevis estimèrent leurs pertes £500.000. En 1711 le gouvernement britannique a accordé £28.000 pour les habitants de Saint-Kitts et £75.000 pour ceux de Nevis. Le gouvernement britannique a également passé une loi pour augmenter les impôts en Grande-Bretagne permettant de compenser les insulaires.

Conséquence

La guerre sur l'économique des îles de Saint-Kitts et Nevis fut très efficace. Il fallut 80 ans pour que Nevis récupère et retrouve sa production antérieure de sucre. Les esclaves Africains faisaient également partie de la guerre économique car le remplacement d'un esclave pris par les Français coûtait en moyenne £40. Cela ne prend pas en compte la misère humaine que ces esclaves eurent à souffrir par le changement de maître, bien que les esclaves de Nevis aient été évidemment peu disposés à accepter le changement. Souffrir l'esclavage anglais était une chose mais souffrir la capture et la captivité française en étaient une autre.

Sur Saint-Kitts l'incursion française fut désastreuse pour les propriétaires de plantation anglais en 1706 mais à la fin de la guerre cela leur rapporta. Les terres de l'île capturée aux Français en 1702 furent mises sous le contrôle officiel des Anglais par le Traité d'Uhtrect de 1713. Ces terres furent divisées en lots de 150 à 200 acres en 1726 et mis en vente à des prix que seuls les riches propriétaires fonciers pouvaient payer. Cela élimina donc les colons européens plus pauvres et bien sûr les esclaves africains qui ne tirèrent aucun bénéfice de la redistribution de la terre.

Pic Nevis
Nevis : le Pic Nevis

Cades Bay
Nevis : Cades Bay après l'ouragan Georges
(on aperçoit Saint-Kitts sur la gauche)

New Ripper
Nevis : la côte est près de New Ripper

Mont Liguama
Saint-Kitts : le Mont Liguama en 1920

Basseterre
Saint-Kitts : l'église Saint-George à Basseterre en 1920

Basseterre
Saint-Kitts : l'immeuble du Trésor à Basseterre en 1920

Basseterre
Saint-Kitts : la maison du gouvernement près de Basseterre en 1920

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